Les premières minutes qui suivent un arrêt cardiaque sont déterminantes. Pour permettre une intervention aussi rapide que possible avant l’arrivée des services de secours, la Province de Luxembourg lance le projet pilote Lux First Responder, en partenariat avec le SPF Santé publique, le Gouverneur de la province de Luxembourg, la Zone de Secours Luxembourg et la centrale d’urgences 112.

L’objectif est clair : réduire l’intervalle médical libre en mobilisant, grâce à une application mobile, des professionnels de santé volontaires se trouvant à proximité de la victime.

Une réflexion engagée depuis plusieurs années

Le lancement de Lux First Responder constitue une nouvelle étape dans la réflexion menée par la Province de Luxembourg sur l’aide médicale urgente et LUX response, le programme de renforcement de la culture du risque en province du Luxembourg.

Cette démarche trouve notamment son origine dans une étude de la Province de Luxembourg consacrée à l’aide médicale urgente, réalisée en 2018, qui avait permis d’analyser l’existant, d’établir une analyse prospective et de formuler plusieurs recommandations. Parmi les priorités identifiées figurait le recours aux nouvelles technologies afin de renforcer les capacités d’action à distance et de réduire les délais avant la prise en charge médicale.

En parallèle, une étude scientifique menée en 2022 avait, elle, mis en évidence un intervalle médical libre supérieur à la moyenne fédérale dans la province de Luxembourg.

Une alerte envoyée sur un GSM

Lorsqu’un arrêt cardiaque est signalé au 112, une alerte est transmise automatiquement via l’application REANIM aux First Responders situés à proximité, dans un rayon de 5 kilomètres.

Le dispositif repose sur une chaîne opérationnelle intégrée entre la centrale d’urgences 112, le COZILUX de la Zone de Secours Luxembourg et l’application REANIM.

Une fois l’alerte acceptée par un First Responder, il est guidé par l’application jusqu’au lieu de l’intervention. Sa mission est notamment de réaliser, si nécessaire, une réanimation cardio-pulmonaire de base et, lorsqu’il est disponible, d’utiliser un défibrillateur semi-automatique, dans l’attente de l’arrivée des secours institutionnels.

Dans cette première phase du projet, le dispositif s’adresse notamment aux secouristes-ambulanciers de la Zone de Secours Luxembourg, aux secouristes-ambulanciers de la province de Luxembourg exerçant dans d’autres provinces, aux secouristes-ambulanciers de la Croix-Rouge de Belgique ainsi qu’aux infirmiers badgés 112 et aux médecins qui se sont portés volontaires.

Les personnes alertées restent entièrement libres d’accepter ou de refuser une intervention, notamment en fonction de leur disponibilité, de leur état physique ou psychologique ou de leur appréciation de la situation.

Le dispositif est prévu pour fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Une phase pilote d’un an avant une éventuelle extension

Le projet pilote est prévu pour une première période d’un an, du 16 octobre 2026 au 30 septembre 2027. Cette phase permettra de suivre le fonctionnement du dispositif, son utilisation et sa plus-value.

Les interventions feront l’objet d’un rapportage et d’un suivi permettant notamment d’analyser les délais d’intervention, les actes réalisés et les éventuels motifs de non-intervention des First Responders. Une première évaluation est prévue après environ 50 activations, ainsi qu’une évaluation globale après un an.

À terme, une deuxième phase pourrait permettre d’intégrer à l’application d’autres professionnels de santé ainsi que des citoyens volontaires ayant suivi une formation certifiée en premiers secours.

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