Chaque année, de nombreuses femmes sont confrontées à des situations de violences conjugales ou intrafamiliales. Derrière ces réalités souvent invisibles se cachent des parcours de vie bouleversés, des familles fragilisées et un besoin urgent de protection, d’accompagnement et de reconstruction.
À Marche-en-Famenne, G’Abri’Elles, la maison d’accueil pour femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales constitue un maillon essentiel de ce dispositif de soutien. Initiée par Gaëtan Salpeteur, ancien président du CPAS de Marche-en-Famenne, ce projet a été prolongée et concrétisé par Gauthier Wery, actuel président du CPAS.
Ouverte le 17 mars 2026, la maison d’accueil vient d’être inaugurée officiellement.
La maison offre un hébergement sécurisé pour 35 personnes (femmes avec ou sans enfants) ainsi qu’un accompagnement social, psychologique et administratif permettant aux résidentes de retrouver progressivement leur autonomie et de reconstruire leur avenir. Les équipes professionnelles, encadrées par Catherine Dermience, directrice, y accomplissent un travail précieux, alliant écoute, bienveillance et expertise.
Une priorité provinciale
L’achat et la rénovation de l’immeuble (dont la localisation reste secrète par respect pour les personnes hébergées) ont été financés par le CPAS de Marche, la Région Wallonne et un don privé.
Conscient de l’importance de cette mission, j’ai également souhaité soutenir cette initiative. La Province de Luxembourg a donc apporté un soutien financier de 60.000€. Un engagement qui s’inscrit pleinement dans les priorités provinciales en matière de cohésion sociale, d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre toutes les formes de violences.
Au-delà de l’accueil d’urgence, cette structure joue un rôle fondamental dans la prévention de l’exclusion sociale et dans la protection des enfants qui sont souvent les témoins ou les victimes indirectes de ces violences. Investir dans cette maison d’accueil, c’est investir dans la protection des personnes les plus vulnérables, mais aussi dans la prévention des conséquences sociales, économiques et humaines que génèrent les violences familiales. C’est permettre à des femmes et à leurs enfants de retrouver confiance, stabilité et perspectives d’avenir.



